Sur les traces des pélerins du haut-Allier

14 juin 2009

A pied, avec des ânes, ou en vélo, les chemins du haut Allier si beaux et si sauvages ont toujours attiré les voyageurs. Des canoës  descendent son cours. Le train au détour d’une boucle de l’allier surprend au loin le randonneur occupé à essayer d’apercevoir les premiers saumons sauvages revenant dans leur maturité frayer là où ils sont nés.

A compter de la fin du XIe siècle et pendant plus de 600 ans, nombre de pèlerins ont sillonné ces chemins du sud du massif Central en cherchant un ailleurs fait de repentance, de réparation ou de renoncement.Ils venaient du Puy en Velay où ils avaient placé leur voyage sous la protection de la vierge Notre-Dame. Le plus célèbre est le pèlerinage de St Jacques de Compostelle . Le pèlerinage de Saint Gilles reliant l’Auvergne à la méditerranée par la voie Régordane était aussi très pratiqué et passait par Pradelles, non loin de Langogne.

Un autre voyageur a contribué à la renommée de ces chemins. C’est Robert Louis Stevenson . Alors qu’il était un jeune écrivain écossais, il est parti avec un âne sur les chemin des camisards après un chagrin d’amour. Son livre « Voyages avec un âne dans les Cévennes » publié en 1879 précéda de quelques années celles d’œuvres plus connues comme l’ïle au trésor. Son itinéraire est devenu le GR 70, Chemin de Stevenson.

Au confluent du Velay, du Gévaudan, des Cévennes, les randonneurs ont remplacé les pèlerins à la recherche d’indulgences. Ils sont nombreux et avec des moyens de locomotion variés. Après l’effort à Naussac par exemple, les terrasses du lac proposent tous types d’hébergements où voyageurs, cyclistes et ânes pourront se reposer.

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