Un univers de créativité florale

Grange fleurie à Ouistreham

Une grange dimière, ou grange aux dîmes selon la région, est un bâtiment qui avait pour fonction de servir à entreposer la collecte de la dîme, entre autre.

Sous l’ancien régime, la dîme était un impôt prélevé par l’église catholique sur les paysans. L’impôt s’élevait à un dixième des récoltes versé en argent ou en nature. Ces granges avaient une importante surface pour pouvoir entreposer le produit de l’impôt. Elles étaient construites sur un plan rectangulaire avec un très haut toit.

Dans le département du Calvados, la ville de Ouistreham vient de restaurer la grange aux dîmes située près de l’église Saint Samson pour la transformer en espace d’expositions.

LES NYMPHEAS, association crée par Michèle Eude, a été sollicitée pour organiser du 18 au 20 juin 2010 une exposition de compositions florales.

L’exposition intitulée  “Au fil des saisons “ a permis aux visiteurs de découvrir les jolies décorations réalisées par  LES NYMPHEAS, très artistiquement mises en valeur dans le grand espace de cette  grange dimière .

Bravo à toute l’équipe pour les bouquets et l’accueil chaleureux des visiteurs.

Elégance végétale

La mode est au “vert”: sauvegarder la planète, économiser les ressources, utiliser des matières naturelles.

Les feuilles se travaillent aussi en version Haute couture !

L’école florale M.G. Fleurs & Créations, animée par Monique Gimenez a  présenté des robes végétales lors d’une fête des fleurs à Limoux (Aude). Les petites mains de Revel ont assemblé feuille par feuille une gamme de robes très “couture” remarquablement mises en valeur par les jolis mannequins.La présentation a été très remarquée.

M.G. Fleurs & Créations crée par Monique Gimenez est située à Revel (31250).

L’Abbaye Ecole de Sorèze, située au pied de la Montagne Noire, fondée en 754 vient d’être restaurée. Son activité est désormais tournée vers le tourisme et la culture. Elle organisera un ” Carroussel des Plantes” les 11-12-13 juin 2011 dans un parc de 6 hectares.

A cette occasion, M.G. Fleurs & Créations organisera un concours international d’art floral.

Bouquets de juin

En juin s’épanouissent dans nos jardins et dans la nature des fleurs qui donnent envie de faire des bouquets.

Les jardiniers hésitent avant de couper les espèces qui sont quelquefois difficiles à acclimater.

Les pivoines font partie de ces merveilles qui éclosent au jardin à partir du mois de mai. Elles demandent parfois plusieurs années avant d’épanouir leurs corolles et si elles se plaisent à un endroit, il convient d’éviter de les déménager.

Contrairement aux pivoines, un grand nombre d’espèces de pavots se ressèment spontanément, pour notre plus grand plaisir.

Le bouquet est une construction, un agencement, donc un art.

Lorsque l’on dispose d’un grand nombre de fleurs, il est possible de simplement les assembler dans un vase avec de l’eau.

Au contraire, si on en a peu, il faut exercer sa créativité pour pouvoir les mettre en valeur : c’est alors de l’art floral !

C’est la vie !

Depuis toujours, les artistes ont représenté à travers leurs œuvres le préoccupations de leurs contemporains…

A partir du XVII ème siècle s’est développé un style sous l’impulsion de l’intelligence humaniste et moralisatrice de l’époque.

C’est ainsi qu’est né l’art des vanités : natures mortes passant en revue les biens de consommation de luxe.  Dans ces peintures tous ces biens sont considérés comme des symboles de la vanité et de la précarité de la vie humaine. Aujourd’hui certaines significations ne nous sont guère familières mais l’essentiel nous est toutefois clairement exprimé.

L’apposition d’une tête de mort est devenue un motif culturel évoquant la destinée mortelle de l’homme.

Patrizia Nitti, directeur artistique du musée Maillol à Paris présente ainsi le livre-catalogue de  l’exposition ” Vanités de Pompéi à Damien Hirst” :

“Jamais l’art des vanités n’a été aussi vivant. La rue l’a accaparé, comme la mode ou la musique… Depuis l’antiquité, les vanités memento mori sont les pense-bêtes de la condition humaine.”

Affirmation confortée par une vente peu ordinaire le 28 mai 2010 à Drouot Richelieu :  une vente de crânes de toutes époques et de toutes matières !

Le site du musée Maillol présente d’intéressantes vidéo sur les œuvres et les artistes de l’exposition.

L’exposition Vanités - de Pompéi à Damien Hirst - se tient du 3 février au 28 juin 2010.

Jardinades

Chaville se trouve à deux pas de Paris et de Versailles.

Avec 156 ha de surface boisée, la moitié du territoire communal est couvert de forêts. Héritages des chasses des rois de France, les forêts domaniales de Meudon et de Fausses Reposes forment un patrimoine écologique remarquable.

Le 29 mai 2010, la Municipalité de Chaville dans les Hauts de Seine organisait ses ” Jardinades ” : manifestation de convivialité entre les chavillois et tous les passionnés de jardinage.

En ce samedi matin nuageux, les participants se sont installés dans les jolis jardins de l’hôtel de ville.

Cette manifestation consacrée au jardinage présentait encore d’autres animations : dégustation de jus de pommes, troc de plantes, présentation d’une ruche par l’association meudonnaise et de l’ouest parisien, bonsaï, jardin pédagogique “charlotte aux fraises”, architecture de jardins …

Cet évènement festif et convivial aura , sans nul doute, rencontré l’intérêt des passionnés de nature et de jardins de Chaville et d’ailleurs…

Cultiver des cactus

Pour bien cultiver les cactus et  dépoussiérer toutes les idées reçues, Alain Schoenacker, président de l’association Epine de France propose quelques conseils.

Tout d’abord, le vaste genre des euphorbes contenant un suc laiteux irritant ne doit pas être confondu avec les cactus.

Un cactus à l’âge adulte à besoin:
* De mars à septembre : arrosage conséquent une fois par mois pour la plupart des espèces sauf quelques Echinocactus, Ariocarpus, Azthékium qui sont des plantes rares. On peut une fois sur deux rajouter un peu d’engrais géranium.
* De septembre à novembre : on les conserve au chaud pour les ramener à un stade sec et très sec.
* De novembre à fin février : au froid soit une température entre 3 et 6 degrés pour une période de dormance indispensable à une floraison printanière. Il est évident que ce n’est qu’un schéma généraliste et que les plantes originaires de pays comme le Brésil ou la température annuelle est relativement constante ne sont pas concernées.
* Au mois de mars : remettre les cactus au chaud et arroser quinze jours plus tard seulement en faisant attention de ne pas noyer les plantes sous peine d’éclatement.
L’arrosage ne se fera que par capillarité pour éviter de tacher l’épiderme, préférer  l’eau de pluie.

Pour l’exposition, une forte luminosité, pas d’exposition plein soleil. Les plantes qui proviennent des jardineries sont élevées en serres filtrées.

On pense à tort qu’un cactus aime les fortes chaleurs. Cependant, au dessus de 40 degrés il se met en pause donc il dort. De même quand la température descend en dessous de 12 degrés constants, il se met en pause.

Voici donc la raison de la mortalité élevée chez les cactus des novices : à 40 degrés on a le réflexe d’arroser ses cactus et pourtant c’est justement le contraire qu’il faut faire.

Pour davantage de conseils rendez-vous avec l’équipe d’ Epine de France à la Saint’Hip’ aux cactus les 11-12 et 13 juin 2010.

La voix des fleurs

La mairie  du 4ème arrondissement de Paris, Place Baudoyer a accueilli du 16 au 18 avril 2010 l’exposition de l’association “La voix des fleurs” école d’ Ikebana Sogetsu.

Intitulée  ” Entre Tradition et Création “, l’exposition regroupait des compositions d’Ikebana traditionnel et des créations très contemporaines.

Les prêtres bouddhistes furent les premiers à pratiquer l’art des fleurs en Asie selon le principe éthique que l’homme est intégré à la nature et la nature à Dieu.

Cette maxime fut reçue et profondément ressentie par les japonais. En effet, le shintoïsme, l’antique foi nationale, identifiait les dieux à la nature et plaçait l’essence divine même, dans une belle pierre, dans une branche contournée ou dans un pétale velouté. L’art de la composition florale, chargé de profonds concepts philosophico-religieux était appelé Kado ou “la voie des fleurs”.

Cette voie des fleurs indiquait le chemin que les sages devaient parcourir pour conquérir le calme de l’esprit, la paix et la sérénité. Les adeptes devaient disposer les fleurs, dans une grande humilité, selon des anciens schémas établis par des grands maîtres. Répétés  à l’infini, les créations sont devenues, par sélection, fixes et absolues.

Quelques schémas très anciens, demeurent et sont régulièrement suivis et enseignés par les écoles d’Ikebana.

Comme toutes les manifestations artistiques, l’Ikebana a subi au cours des siècles une lente évolution.

Eliane BOULONGNE, grande Dame de l’Ikebana, décédée en 2005, avait crée l’ association  “La voix des fleurs “. Son amie, Marie-Claude Durrmeyer et les artistes de l’école poursuivent avec talent le travail ” d’expression par les fleurs ” proposé par leur Maître.

Cette exposition en est la preuve !

Démonstration d’art floral

Rumiko Manako, professeur et démonstratrice célèbre au Japon a réalisé le 13 avril 2010, deux démonstrations publiques à la Société  Nationale d’Horticulture de France à Paris, 84 rue de Grenelle.

Le Japon est renommé pour avoir développé un style d’art floral appelé Ikebana. Traditionnellement pratiqué pendant les cérémonies du thé, cet art floral se pratique selon des règles précises. De nombreuses écoles d’Ikebana existent au Japon à l’instar des arts martiaux. Certaines de ces écoles se sont implantées avec succès en France et en Europe.

Les compositions épurées de style Ikebana fascinent les amateurs de France et d’Europe souhaitant s’initier à l’art floral. Un nombre limité de végétaux doivent être disposés selon des schémas préétablis.

Parallèlement, les japonaises viennent à présent s’initier dans les écoles françaises à l’art floral occidental. Formées en France, des professeures japonaises ont ouvert des écoles au Japon et organisent chaque année des séjours en France pour permettre à leur élèves de passer leurs diplômes à Paris. Des candidates originaires d’autres pays d’Asie se présentent aussi à l’examen français.

Rumiko Manako a choisi l’art floral occidental et le thème de  la mythologie grecque pour exprimer sa créativité.

C’est auprès de sa mère qui pratiquait l’Ikebana que la jeune Rumiko fut initiée à l’art floral au Japon. Les techniques exigeantes de l’Ikebana développent l’habileté à manipuler les végétaux.

En Europe, l’art floral  contemporain enseigne que la force n’admet pas la dispersion :  nous construisons  des compositions modernes avec un nombre restreint de variétés de végétaux.

Avec des bouquets très hauts, dessinés et construits  avec une grande diversité  de végétaux, Rumiko Manako exprime un style et une originale créativité.

Le muguet de mai

Laissant les premières fleurs annonciatrices du printemps subir les derniers assauts de l’hiver, le muguet s’épanouit lorsque les beaux jours  arrivent.

Dans les traditions européennes très antérieures au christianisme, deux dates étaient importantes : le 1er mai, fête de Beltaine et le 31 octobre, fête de Samain devenue Halloween. C’est ainsi que les nuits précédant ces dates les druides allumaient de grands feux. Fées et autre créatures étaient visibles pendant ces nuits qui marquaient les changements de saisons.

La christianisation a dédié la date de la fête de Samain  à tous les saints, la Toussaint.

Mais celle du 1er mai a résisté, l’ église a finalement décidé  de consacrer l’ensemble du mois à la Vierge.

Les fêtes du muguet sont une tradition. La chanson du  fameux bois de Chaville  nous dit que les romances y commencaient car il y avait du muguet …

Ces cartes de voeux chinées chez un bouquiniste du bord de Seine à Paris ont un siècle : elles datent d’avant la première guerre mondiale.

Quelques lignes artistiquement écrites à la plume avec pleins et déliés et disposées avec élégance au dos des cartes sont un témoignage de l’importance de cette tradition de printemps.

Le printemps était aussi le temps des grandes manifestations ouvrières dès la fin du 19ème siècle. Après avoir arboré des fleurs rouges églantines ou coquelicot, c’est le muguet qui s’imposa. En 1947, le 1er mai sera officiellement reconnu comme jour férié et chômé.

Le mois de mai est le temps du muguet humble et odorant. Le muguet est, en effet, symbole d’humilité comme toutes les fleurs qui penchent leurs corolles vers la terre.

C’est son odeur entêtante de muscade qui est à l’origine de son nom : mugade, muguette puis muguet.

Pour d’autres informations, voir le billet :  Quelques mots sur le muguet archives Avril 2009.

Les bouquets de Chenonceau

Le château de Chenonceau est le monument historique le plus visité de France après le château de Versailles. Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1840.

Le château est meublé et décoré de tapisseries et peintures anciennes. Plusieurs jardins, un parc et des vignes composent le domaine. A l’entrée se trouve la gare de Chenonceaux qui a été déplacée pour permettre un accès plus rapide au château, offrant ainsi une desserte directe depuis Tours et Vierzon.

Un soin particulier est apporté au décor floral du château. L’équipe de fleuristes confectionne jusqu’à 150 compositions par semaine déclinées au fil des saisons. Voici quelques compositions de printemps.

Les fleuristes du domaine ont à leur disposition les productions d’un potager et de serres. Ces produits sont utilisés en priorité et complétés selon les saisons par des achats à l’extérieur.

Ces quelques photos de fleurs ne représentent qu’une visite bien superficielle des lieux.

Si elles vous ont donné envie de visiter ou re-visiter Chenonceau, pour admirer ses splendeurs , le but sera atteint !